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DSO en hausse : faut-il externaliser son recouvrement

Une équipe financière suit son DSO sans difficulté. L’arbitrage devient plus délicat quand l’indicateur grimpe trimestre après trimestre.Faut-il prolonger les actions de relance en interne ou externaliser le traitement des créances les plus anciennes ? Cet arbitrage conditionne à la fois la performance du poste clients, la trésorerie et la préservation de la relation commerciale. Il se décide en fonction de l’ancienneté des créances.

En bref
  • Un DSO qui monte plusieurs trimestres de suite signale des créances qui s'installent dans la durée.
  • Au-delà du plafond légal de 60 jours et des conditions accordées, la relance interne suffit rarement.
  • Confier tôt une créance qui traîne rapporte plus que d'attendre l'impayé et préserve mieux la relation.

Ce qu'un DSO en hausse dit de votre poste clients

Pour mémoire, le DSO mesure le délai moyen entre la facturation et l’encaissement. Sa tendance compte plus que sa valeur d’un mois isolé. Un DSO stable indique un encaissement maîtrisé. Quand il monte sur deux ou trois trimestres, il montre des créances qui s’installent et un besoin en fonds de roulement sous tension.

Un repère externe aide à se situer. En France, le retard de paiement moyen des entreprises atteint 13,6 jours fin 2024, en hausse d’un jour sur l’année (Observatoire des délais de paiement, Banque de France, rapport 2024). Au-dessus de ce niveau et des conditions que vous accordez, le DSO mérite un examen dossier par dossier.

En pratique

Une PME industrielle facture ses clients à 45 jours fin de mois. En l’espace de trois trimestres, son DSO passe de 56 à 72 jours. Les relances internes se multiplient sans effet sur une dizaine de factures dépassant 90 jours de retard. En confiant uniquement ces créances anciennes à un spécialiste du recouvrement, l’entreprise libère du temps pour son équipe comptable, accélère les encaissements sur les dossiers les plus sensibles et préserve la relation avec ses principaux clients.

Isoler le retard : le DSO comparé au meilleur DSO possible

Le DSO brut additionne les délais de paiement prévus et les véritables retards. Pour mesurer uniquement le retard, de nombreuses directions financières utilisent le Best Possible DSO (BPDSO), qui correspond au délai théorique si tous les clients réglaient leurs factures à l’échéance. L’écart entre les deux indique la part réellement liée aux retards.

Quand la relance interne atteint ses limites

La relance interne fonctionne tant que le client traite le retard comme un oubli. Passé un certain délai, vos rappels restent sans effet. Le débiteur a classé la facture et repoussé l’échéance, parfois sans plus répondre. L’équipe comptable y use son temps. Le ton monte et la relation commerciale s’abîme, sans que la créance ne soit recouvrée.

Ce point de bascule compte plus que le montant pour décider de passer le relais. Le schéma ci-dessous situe la fenêtre où il reste le plus à gagner.

FENÊTRE POUR CONFIER Le dialogue avec le débiteur reste possible Échéance dépassée Premières relances internes 60 j : plafond légal de paiement Au-delà de 90 j Impayé, contentieux probable Confier tôt

Relancer en interne ou externaliser : les critères

Le premier repère est le nombre de relances déjà tentées. Après deux ou trois rappels sans réponse, votre équipe a fait le tour de ce qu’elle peut obtenir seule. L’âge de la facture compte tout autant. Une créance qui dépasse 90 jours présente un risque nettement plus élevé de rester impayée. Reste la relation commerciale. Sur un client que vous voulez garder, un tiers qui reste mesuré protège le lien mieux qu’un rappel interne de plus, envoyé sur un ton qui s’est tendu.

Quatre signaux pour passer le relais
1

La relance interne a déjà été tentée deux ou trois fois sans réponse.

2

La créance approche ou dépasse 90 jours de retard.

3

Le montant immobilisé pèse sur la trésorerie.

4

Le client mérite d'être conservé, ce qui exige un ton mesuré.

Externaliser dans la fenêtre où le dialogue reste possible

L’externalisation est la plus efficace lorsqu’elle intervient avant que le retard ne se transforme en impayé durable. Tant que le dialogue avec le débiteur reste possible, les chances d’obtenir un règlement amiable demeurent élevées et la relation commerciale peut être préservée. Tous les prestataires n’interviennent cependant pas au même stade ni avec la même approche. L’objectif est de privilégier un recouvrement amiable lorsque le dialogue reste possible. Interval intervient précisément dans cette phase intermédiaire entre le retard de paiement et le contentieux. Notre équipe privilégie le recouvrement amiable tant que les conditions d’un règlement négocié sont réunies. Sur les dossiers confiés à Interval, 81 % des régularisations sont obtenues par cette voie et 82 % des débiteurs poursuivent ensuite leur relation commerciale avec nos clients. Lorsque la résolution amiable n’est plus envisageable, une procédure judiciaire peut être engagée après analyse du dossier et avec votre accord. À l’inverse, attendre que la créance devienne durablement compromise réduit les possibilités de règlement et limite souvent les options au seul contentieux.

À retenir

Un DSO qui augmente plusieurs trimestres de suite traduit des créances qui s'installent dans la durée. En France, le retard de paiement moyen des entreprises atteint 13,6 jours fin 2024, en hausse sur l'année (Observatoire des délais de paiement, Banque de France, rapport 2024). Lorsque plusieurs relances sont restées sans réponse et que les créances approchent des 90 jours de retard, attendre coûte souvent davantage que confier le dossier à un spécialiste.

Vos créances restent impayées malgré vos relances ?

Lorsque les relances internes ne suffisent plus, Interval accélère le recouvrement tout en préservant la relation commerciale.

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